Ostéopathe

Manuela GOMEZ

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Voici quelques questions qui rejoindront peut-être vos propres interrogations. J'espère que la réponse fournie vous apportera suffisamment d'éclaircissement.
 


 
R : L'ostéopathie ne date pas d'hier. Elle a été inventée en 1874 par le médecin américain Andrew STILL. Étymologiquement, son nom signifie "maladie du squelette". A. STILL était en effet convaincu que "tout dérangement, si anodin soit-il, au niveau de la charpente osseuse, peut provoquer beaucoup de souffrances, localement mais aussi à distance, car, dans l'organisme, tout est lié. La colonne vertébrale est la structure qui unit le cerveau à toutes les cellules du corps par l'intermédiaire des nerfs. De plus, dès qu'il y a perte de mobilité, la circulation du sang se fait moins bien. Or, lorsque le sang passe mal, le système de ramassage des déchets perd de son efficacité, l'immunité chute et la maladie s'installe".
 
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R : Depuis février 2002, L’usage professionnel du titre d’ostéopathe est réservée aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé. Le programme et la durée des études préparatoires et des épreuves après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie réglementaire.
Un ostéopathe D.O. a suivi une formation spécifique et rigoureuse, sanctionnée par un  Diplôme d'Ostéopathie selon un cursus de type univeristaire en 6 ans comprenant l'étude complète de l'anatomie.
 
Ces praticiens ne peuvent exercer leur profession que s’ils sont inscrits sur une liste dressée par le représentant de l’Etat dans le département de leur résidence professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations.
Notons qu'un ostéopathe qui respecte la déontologie de la profession est habilité à réorienté le patient vers d'autres professions médicales lorsqu'il le juge nécessaire.
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R : En tant que maman, vous êtes sans doute très attentive à votre bébé. Il faut apprendre à l'observer et ne pas hésiter à consulter dans tous les cas suivants :
Bébé crispé (cambré en arrière, bras ou mains raides). Bébé agité (sursaut, tremblements, sommeil rare ou léger, pleurs constants), problèmes de digestion, postures particulières (position des hanches, des pieds, bras toujours en arrière, tête toujours du même côté). Bébé qui louche constamment, qui est atone (a du mal à tenir la tête) qui présente régulièrement des affections ORL ou a une respiration bruyante.
Votre observation doit se continuer durant toute la petite enfance.
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R : La thérapie manuelle, assurée par l'ostéopathie, ne peut en aucun cas remplacer le suivi obstétrical "classique". L'ostéopathie peut venir, en complément, faciliter le déroulement de la grosesse et améliorer la préparation physiologique de la future maman (mobilité du bassin, relaxation, respiration...). Les techniques manuelles douces sont sans danger pour la maman et le foetus.
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R : Il est recommandé de consulter un ostéopathe après l'accouchement, dans tous les cas suivants :
Naissance prématurée. Péridurale. Durée "anormale" de l'accouchement (trop long ou trop court). Grossesse gémellaire. Complication au cours de l'accouchement (Présentation en siège, cordon enroulé autour du cou, souffrance foetale, réanimation, même légère du bébé). Explusion "aidée" (Forceps, ventouse, appui sur le ventre, césarienne).
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R : Les anti inflammatoires vont calmer la douleur ressentie mais n'agiront pas sur les causes du symptôme. Par ses connaissances anatomiques, son approche globale du patient, sa recherche des tensions et déséquilibres, l'ostéopathe peut intervenir sur les problèmes qui ont entraîné un déséquilibre
de la structure corporelle et donc le mal du dos.
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R : L'ostéopathie est aussi préventive (elle permet, par exemple, de réaliser un "check up" avant une épreuve sportive importante).
L'être humain peut parfois s'habituer à vivre avec des symptômes qu'il ne considère plus, à la longue, comme gênants (trouble du sommeil, maux de tête périodique...). Or, ces symptômes pourraient cacher des déséquilibres plus profonds.
Ajoutons qu'il est plus facile de traiter des problèmes minimes que de restaurer un organisme épuisé par des années de troubles fonctionnels.
Enfin, L’action est également préventive puisque l’installation des dysfonctionnements est parfois muette de tout symptôme.
 
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